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Je suis africain... Des questions, et bien d’autres, auxquelles il va falloir... réfléchir et répondre honnêtement si l’on veut changer de route (au cas où l’on s’égare) ou continuer sereinement (au cas où l’on n’est certain de ne pas se

 
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MessagePosté le: Ven 17 Juil - 09:31 (2009)    Sujet du message: Je suis africain... Des questions, et bien d’autres, auxquelles il va falloir... réfléchir et répondre honnêtement si l’on veut changer de route (au cas où l’on s’égare) ou continuer sereinement (au cas où l’on n’est certain de ne pas se

De Simon Magbenga - simon.magbenga[at]googlemail.com

A PROPOS DU SENS DE L’EXISTENCE HUMAINE

Je suis africain. Je ne me distingue des hommes d’autres continents que par la couleur de ma peau, ma culture et ma façon de penser. Mais être blanc, noir ou jaune, peu importe, on a toujours un lien indéfectible, une identité indéniable, qui nous amène à nous appelés tous HOMME. Qui peut le nier ?

Dans un monde où l’on s’entredéchire, réfléchir sur le sens de l’existence humaine devient indispensable, et évoque nécessairement ce qui est commun à tous les hommes, ce qui se situe au-delà de nos différences. Cela demande en conséquence, que la pensée transcende obligatoirement tout ce qui nous sépare, tout ce qui nous distingue les uns les autres pour se focaliser sur ce qui nous rapproche et nous unifie, ce qui est commun et en partage entre tous.

Certains sont choqués par cette question, ou la trouvent bien inutile parce que, d’une manière ou d’une autre, ils se sont volontairement ou non, et petit à petit, écartés, égarés de ce qui les relient à leurs semblables ; au point où ils s’intéressent beaucoup plus à ce qui les différencie entre eux qu’à ce qui constitue leur essence, ce qui les rapproche et les unifie.

En fait, on se trouve piégé par une stratégie dans laquelle nous marchons, depuis des siècles, sans nous en rendre compte. Le mercantilisme qui a fabriqué ce monde-ci s’est basé sur l’esprit du profit personnel. Pour profiter des autres, il fallait bien logiquement s’en distinguer, s’en séparer, afin d’adopter une démarche d’exploitation et de domination pour parvenir à ses fins personnelles. En ce sens, chacun devait utiliser forcément la différence qu’il a sur les autres. Le « chacun pour soi » s’est imposé comme règle de vie générale et dans la psychologie des gens, l’individualisme, progressivement, a été insinué et cultivé à la place de l’individualité (ou l’éveil de la personne à ce qu’elle est, et à ce qu’elle a, à la fois, de commun et de différent avec ses semblables). Ainsi l’esprit de division a empêché la réalisation nécessaire de l’individualité.

Ceci a été rendu possible et organisé systématiquement par toutes les démarches qui ont été sécrétées sur Terre. C’est ainsi qu’en parlant pourtant du même Dieu, les religions ont mis l’accent sur ce qui les différencie entre elles et non ce qui les réunit. Les idéologues, tout en prétendant construire une seule société, ont souligné ce qui les oppose plutôt que ce qui pourrait les rassembler ; d’où leurs guerres incessantes pour conquérir le pouvoir. Les traditions ont fait pareil pour renforcer les liens d’appartenance de l’individu à une communauté spécifique bien distincte des autres. Même les systèmes éducatifs (qui auraient pu corriger cette erreur générale en éveillant l’enfant à sa nature humaine universelle), ont tout fait, et continuent de tout mettre en œuvre, pour armer l’enfant dans le sens d’un combat (concurrence ou compétition) contre les autres afin de se faire une place (dans une société où l’exclusion est devenue reine).

Toutes ces démarches, en se divisant et en se combattant, ont inévitablement induit un esprit de conflit ou de guerre systématique entre les individus, les communautés et les nations. On s’est ingénié à opposer plutôt qu’à unifier ; et même on a suscité des scissions sous la bannière de l’unité. Ignorant totalement que la différence n’a de sens et d’importance que lorsqu’elle sert non seulement à réaliser l’individu, mais aussi à construire un collectif d’hommes vivant en harmonie et non en conflit.

En quelque sorte, tout a été mis en jeu sur Terre pour ériger dans la mentalité de l’homme le pouvoir et l’avoir (la capacité de gagner contre les autres) au-dessus de l’être (l’identité réelle qui unifie aux autres). La raison d’être ensemble, d’être solidaires les uns les autres, a été combattue et remplacée par la raison d’être le meilleur et de dominer son prochain. Dès lors, il n’est plus étonnant que des gens prétendant construire un même pays, se retrouvent toujours en train de se battre entre eux. Pire, quand on évoque le dialogue, certains entendent l’opposition systématique aux autres idées, l’occasion de faire triompher ses propres opinions en excluant celles d’autrui. Observons les soi-disant débats publics (souvent organisés par les politiciens). Cela ressemble plus à des bagarres déplorables et indécentes, à des disputes d’enfants sur une cour de récréation qu’à des discussions sérieuses et responsables! Chacun veut à tout prix avoir raison sur l’autre ; jamais on ne cherche à s’écouter, à reconnaître le bien fondé du raisonnement de l’autre, à s’entendre sur ce qui est vrai pour tous, à trouver la juste façon de voir ou d’aborder le problème. Est-ce normal ? Comment compter sur des comportements de cette nature pour aller dans le sens de l’intérêt général (qui exige une solution et non de multiples idées contradictoires et insatisfaisantes) ?

Comment être étonné que face à de tels « débats » stupides le peuple reste divisé et se montre de plus en plus indifférent aux choses politiques ?... (Il va falloir que certains se remettent vite en question !).

Le sectarisme a fini par s’instaurer dans les têtes au détriment de l’esprit d’unité et de paix. Voilà pourquoi la question, bien essentielle, du SENS DE L’EXISTENCE est devenue déroutante ou dérangeante. Car elle va à contre sens des préoccupations de chacun, obnubilé qu’on est par notre sort personnel et égoïste, l’idéologie à laquelle on adhère, le combat qu’on mène contre ses semblables, ou l’intérêt des siens qu’on veut protéger, avant tout. La question du sens de l’existence est pour certains (et on les comprend bien) un non sens, une aberration, une perte de temps (forcément pour celui qui manque de sérénité et est en lutte permanente).

Les réactions reçues à ce jour sur cette question témoignent bien de l’incompréhension, de l’ignorance et de l’inconscience de certains ; tout comme elle prouve, pour d’autres, toute la justesse, la profondeur et l’ampleur de l’enjeu. On ne peut construire une humanité qui tienne debout en ignorant ce qu’elle est fondamentalement. Les réactions de rejet prouvent l’incapacité de certains à élaborer une simple formulation du problème humain qui soit une base commune, acceptée librement, afin d’établir le vrai dialogue indispensable pour la construction d’une société harmonieuse. L’orgueil de croire qu’on a toujours raison peut conduire à l’autisme.

Par ailleurs, que peut-on faire ensemble lorsque certains veulent transformer les hommes en robots, en des automates, pendant que d’autres cherchent à en faire des anges, et d’autres encore veulent en fabriquer des surhommes (des transhumains) ; tandis que, l’immense majorité cherche à être tout simplement des êtres humains ? Faudrait-il alors diviser la planète afin que chacun vive ses fantasmes dans son coin ? Non, la Terre est indivisible et il va falloir s’entendre, qu’on le veuille ou non. Et c’est bien la majorité des citoyens (et non celle de la manipulation politicienne) qui, par une véritable démocratie directe, dictera la Loi. La récréation des politicards et autres manipulateurs de l’ombre doit prendre fin. C’est l’humanité toute entière, par ses vives revendications, qui le réclame. Certains ne feront plus illusion encore longtemps !

Car, il s’agit bel et bien, par cette question et les réflexions éclairées qui s’en suivront, de se débarrasser des encombrements idéologiques et de faire le point sur la marche de l’humanité. Face à cette crise majeure, est-on dans la bonne direction ? Répond-on au besoin de l’humanité ou plutôt à autre chose ? N’est-ce pas de l’égarement quand on continue dans le « ringardisme » fort stérile des combats d’idées ? Où place-t-on l’intérêt général ? Qui peut être sûr que des dirigeants qui s’entendent sur tout et sur rien savent vraiment où ils nous conduisent ? Et le commun des mortels qui s’élance sur les pistes qu’on lui présente, est-il sûr de lui et quelles sont ses assurances ? Sinon, pourquoi tant d’incertitude, d’angoisse, voire de panique chez les gens ?... Des questions, et bien d’autres, auxquelles il va falloir, à chacun de nous, y réfléchir et répondre honnêtement si l’on veut changer de route (au cas où l’on s’égare) ou continuer sereinement (au cas où l’on n’est certain de ne pas se tromper).

Simon Magbenga
Lomé, le 08 juin 2009



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MessagePosté le: Ven 17 Juil - 09:31 (2009)    Sujet du message: Publicité

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